c'est ensemble que c'est toujours le même
temps qui nous passe sous le plafond enfumé
et nous imbibés les mêmes mots dans toutes les langues
c'est ensemble que c'est toujours nous mêmes
qui apprivoisons l'étrange sur toutes les routes
caressons nos grands récits de vie, petites vies en somme
nous qui sommes si jeunes et vieux six personnes en quête de mieux
c'est toujours ensembles sous le plafond d'un ciel pluvieux
que sans sursis nous errons toutes les nuits
c'est en nous si vides que s'attachent s'étreignent
s'égrainent sans fin les minutes les histoires
les comptoirs- et nos coeurs qui se cognent jusqu'à s'aimer.
lundi
samedi
Est ce que tout est perdu maintenant ?
Le vide, pas l'inconnu pas le noir duquel naisse les grands espoirs, non juste le vide, le gouffre affreux de l'anomie. pas la mort,non, juste l'oubli le plus certain et le plus profond, juste mon coeur qui s'est égaré un soir d'automne, juste mon coeur où tout est éteint. Une énième dérive au milieu de nulle part- nous ne sommes plus rien si nous avons été un jour, tout est perdu, trahi rongé jusqu'à l'os, nous sommes partis faux amis, nous finissons mauvais amants, mauvaise graine de bonheur aux fruits incertains. J'avais cru en finir avec l'incertitude, c'est encore l'échec.
Tu sais, avant, tes mains étaient mon miroir le plus fidèle.
Le vide, pas l'inconnu pas le noir duquel naisse les grands espoirs, non juste le vide, le gouffre affreux de l'anomie. pas la mort,non, juste l'oubli le plus certain et le plus profond, juste mon coeur qui s'est égaré un soir d'automne, juste mon coeur où tout est éteint. Une énième dérive au milieu de nulle part- nous ne sommes plus rien si nous avons été un jour, tout est perdu, trahi rongé jusqu'à l'os, nous sommes partis faux amis, nous finissons mauvais amants, mauvaise graine de bonheur aux fruits incertains. J'avais cru en finir avec l'incertitude, c'est encore l'échec.
Tu sais, avant, tes mains étaient mon miroir le plus fidèle.
lundi
Remisées aux placards, assourdies, abêties
- pas abattues, mes mains.
Puisque demain, demain tu seras mien,
Et d'un commun accord
Nos corps encore s'enivreront et vibreront sans fin.
Puisque demain, demain, mon mien, mes mains
Délesteront ton corps engourdi la faim.
Et je te dirai tout car mes mains n'oublient rien
Je te dirai les rires la nuit dans les chemins,
La longue route de ces mille nuits où tu n'étais pas.
Demain, demain, j'affranchirai mes mains
Sur toi - j'attarderai sans cesse ta caresse sur mon sein,
Demain, demain, mon amour, tous ces chemins,
Seront ta peau, et par dessus mes mains.
- pas abattues, mes mains.
Puisque demain, demain tu seras mien,
Et d'un commun accord
Nos corps encore s'enivreront et vibreront sans fin.
Puisque demain, demain, mon mien, mes mains
Délesteront ton corps engourdi la faim.
Et je te dirai tout car mes mains n'oublient rien
Je te dirai les rires la nuit dans les chemins,
La longue route de ces mille nuits où tu n'étais pas.
Demain, demain, j'affranchirai mes mains
Sur toi - j'attarderai sans cesse ta caresse sur mon sein,
Demain, demain, mon amour, tous ces chemins,
Seront ta peau, et par dessus mes mains.
vendredi
Il est des jours longs où le temps las marque nos peaux fatiguées, et lourdes de sommeil et de plaisir nos paupières entr'ouvertes s'étreignent si fort que la terre tremble. Ces jours sont révolus ; et si c'est le même ciel ici que là bas, j'envoie à travers les airs des mots d'amour des poèmes des mélodies, tout ce que j'ai pu trouver pour dire autrement les phrases simples, absconses par la distance et les vieilles pudeurs, les peurs enfouies que croire nous perdra-encore.
J'ai des projets plein la tête et le matin quand tu te réveilles loin du lit qui nous a cachés et découverts, loin de ma bouche qui t'appelle et de mes yeux qui pleurent, je vis par procuration ce doux cocon créé de toutes pièces sans lequel je ne trouverai pas la force de me lever, je rêve de retour avant d'être partie, parce que l'absence ne peut éprouver qu'une affection que je sais déjà dans mon coeur et dans mon corps. Parce que l'absence ne renforce ni n'apaise ce qui m'habite.
J'ai des projets plein la tête et le matin quand tu te réveilles loin du lit qui nous a cachés et découverts, loin de ma bouche qui t'appelle et de mes yeux qui pleurent, je vis par procuration ce doux cocon créé de toutes pièces sans lequel je ne trouverai pas la force de me lever, je rêve de retour avant d'être partie, parce que l'absence ne peut éprouver qu'une affection que je sais déjà dans mon coeur et dans mon corps. Parce que l'absence ne renforce ni n'apaise ce qui m'habite.
jeudi
A Dieu.
Je suis juste venue te dire que je rentrerai pas dans ton petit jeu, ces trocs à deux sous qu'on croit encore réalisables, alors que tout est mort, tout est bien, définitivement, mort. Et si nos péchés sont têtus, c'est pour ça qu'il m'en coute toujours de te dire adieu- loin des yeux, loin des coeurs et surtout loin des rancoeurs, tout est brouillé et vide de sens. Alors j'aurai aimé autre chose mais je garderai pour moi les possibles, il est trop tard pour tout recommencer. Je me plait à m'imaginer comme une sorte de pirate avide de vent salé qui rentre au port chaque soir inchangé et repart chaque matin courtiser la houle. Bon, c'est encore la tristesse du fini- rien de neuf et l'ailleurs est un mythe pour faire chanter les femmes à marins. Je salue bien bas nos bagatelles d'amoureux transis, applaudis le spectacle à tout va et claque la porte au nez à ma carrière de poète.
Non fondé
J'ai mal connu ton visage, à force de discours j'ai oublié la force des moments volés et les vides qui se créent quand on arrache encore vif le cœur d'un rêve carressé longtemps à la lumière des nos illusions. Déception de laisser à terre un morceau de soi, et reprendre le large avec une gêne empressée qui laisserait à penser qu'on est toujours moins libre vis à vis de soi, mais toujours moins dépendant quand même du sol qui nous a porté. J'ai mal connu ce qu'un esprit simple peut donner quand on parle de bonté naturelle, instinctive, matricielle, en niant chez ma petite personne la possibilité d'un altruisme grotesque et paroxysmique dans la perte de soi. J'ai mal connu tes mots enfin, reçus sans être vécus, sans y trouver la résonance qu'ils auraient du porter, sans frôler même leur insupportable vérité qui, débordant les parois du sens premier, appelaient à un avenir plus certain.
Mea culpa.
Mea culpa.
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